Lorsque les feuilles de figuier prennent la dimension des oreilles d'une souris, c est signe que la nuit est égale au jour. Proverbe arabe Arthur Concept, comme art, culture et concept. Avant d'appeler mon entreprise collectif insight, j'avais failli choisir ce nom, parce qu'il me semblait personnaliser la politique culturelle, et parce que j'ai créé mon entreprise pour concrètement agir dans le champ des politiques culturelles si faibles à Strasbourg une quinzaine d'années, si ce n'est encore plus.
Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture, bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a. Shopenhauer
Universitaire, professionnel de la culture (licences d'entrepreneur de spectacles 2 et 3 accordées par le Ministère de la Culture), militant associatif, j'ai voué toute ma vie à la culture, aussi bien dans le privé que dans l'espace public, et je pense sincèrement en avoir bien observé les fonctionnements sous différents angles de vue : porteur de projet associatif étudiant ou non, gardien de musée, puis guide au musée d'art moderne, marchand de tableaux, galériste, directeur de la communication d'une structure culturelle, journaliste culturel, producteur délégué, conférencier, enseignant, coordinateur de grands projets internationaux, auteur signé par les éditions de la Nuée Bleue pour un ouvrage à paraître sur la culture alsacienne, primé par les Amis du Vieux Strasbourg, etc… surfez sur les onglets en vous en saurez un peu plus.
Aujourd'hui, je dirige une entreprise qui allie tous ces aspects ainsi qu'un espace d'exposition (www.espace-insight.org), et oeuvre au service des artistes de toutes les disciplines depuis plusieurs années. Ceux qui ont connu les débuts de mon entreprise savent d'ailleurs que je l'ai créée sur mesure, après avoir consulté les artistes pour savoir quel était leur véritable besoin.
Depuis 2005, je suis également engagé politiquement, parce que j'ai entendu un discours d'indépendance qui convenait tout à fait à ma manière d'agir depuis toujours et que mes contacts permanents avec les hommes et femmes politiques des différentes collectivités territoriales ou les agents de l'Etat me laissaient penser que la culture n'est pas toujours bien servie, bien comprise.
Bien sûr, certains élus sont sensibles à ces problématiques et je ne rentre pas tout le monde dans le même constat d'incompétence. Mais, malgré tout, force est de constater à Strasbourg (et je ne parle pas que de la Ville, mais de ce que représente cette entité recoupant toutes les collectivités et l'Etat), qu'aucune politique culturelle sérieuse n'a jamais été engagée, que ce soit par la gauche ou par la droite… aux paillettes ont succédé les bâtiments, au saupoudrage à la Trautmann-Engel, le clientèlisme à la Grossmann. Pour qui, pour quoi ? Certainement pas ni pour les artistes, ni pour le ou les publics…
Arnaud Weber.